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Les Calanques

Calanque Samena Marseille

Callelongue

(Bus n° 19, au Rond Point du Prado/n° 20, à la Madrague/ une navette assure le trajet Goudes-Callelongue)

Callelongue est la première calanque du « Parc des Calanques » qui s’étire sur 20 km, de Marseille à Cassis (Callelongue, Marseilleveyre, Sormiou, Morgiou, Sugiton, En-Vau, Port Pin, Port Miou), mais c’est en même temps l’extrémité de la côte sud de Marseille, un petit bout du monde, au bas d’une longue route sauvage bordant le Massif de Marseilleveyre (provençal « Marsilho veïré » = Marseille-le-vieux/ nom donné par la tribu des Ségobriges installée sur les hauteurs du massif, aux environs de l’an 600 av. J.C./ en opposition avec Massalia= Marseille-le-nouveau, bâti par les grecs, dans la calanque du Lacydon ). Certaines zones du parc sont interdites à la pêche, pour le repeuplement de la faune marine.

C’est un petit port garni de barques de pêcheurs et de quelques cabanons, à l’abri du calcaire blanc éblouissant sous le soleil, se teintant de rose à son coucher, sous l’œil toujours vigilant de l’ancien Sémaphore. De là, peuvent partir les plongeurs et les amateurs de kayaks. La mise à l’eau des bateaux est libre d’accès.

La calanque attire de très nombreux randonneurs, promeneurs, sportifs (les trails des calanques sont très courus sur les GR du site/ GR 98, GR 51, en bord de mer/). En parcourant la garrigue, certains sentiers vous conduisent sur les hauteurs de Marseilleveyre. De son point culminant (433 m.), le regard plane en toute liberté, d’un côté sur la Cité Phocéenne (vue irrésistible et inoubliable sur la Côte Bleue, les plages sud, la Bonne Mère, la Corniche, les îles du Frioul et d’If, Planier, Maïre et Tiboulin, Riou, Plane, Jarre, les Goudes et à l’opposé sur le Parc des Calanques). Le bleu envahissant de la mer vous enveloppe sans jamais vous lasser. Certains sentiers vous emmènent aux grottes Saint Michel, de l’Ours, de l’Ermite. La plus connue est la Baume de Sourme dont l’une des salles émerge d’un petit lac. La roche qu’on appelle «  Le pas de la demi-lune » est un but très convoité à cause de sa forme (falaises ressemblant à des lames ouvertes en forme de V qui de loin semblent si fines et fragiles).

Un belvédère a été installé, sur l’un des points dominants de la route d’accès à la calanque (près du port/ en contrebas du sentier des douaniers qui va de Callelongue à Morgiou). De là, après avoir admiré le panorama, vous pouvez voir en contrebas quatre roues, vestiges d’un téléscaphe ayant fonctionné pendant deux années (1967- 1968) grâce au bon vouloir de l’ingénieur en remontées mécaniques, Denis Creissels et du champion olympique de ski, James Couttet. Le système était composé d’une machinerie et de cabines jaunes vitrées à six places permettant aux courageux volontaires de faire une traversée, depuis Callelongue en direction de l’île Maïre, à 10 mètres de profondeur (500 m. aller- retour/ 10 minutes/ 12 francs), sous la surveillance d’un plongeur. Les promenades cessèrent par manque de capitaux… Mais il est regrettable qu’aucune plaque explicative ne signale le site, car ce fut le premier engin sous-marin de ce type créé au monde ; à l’époque, il avait fait l’objet de diverses émissions françaises télévisées.

En ce lieu si aride et sauvage, un seul commerce, le bar-restaurant « la Grotte », particulièrement accueillant, élégant, très fréquenté par les promeneurs et les sportifs : Terrasses extérieures, grande salle intérieure principale meublée dans le style Louis XVI, patio intime en plein air à deux niveaux, toilettes ressemblant à un boudoir pour ces dames, cuisine et service irréprochables. Et bien sûr, pour un repas, il est conseillé de réserver.

 

Marseilleveyre

9ème arrdt

En partant de Callelongue, vous arrivez sans trop de difficultés à la calanque de Marseilleveyre, après cinquante minutes de marche, par le GR 98 bordant la mer (vous pouvez évidemment y aller en bateau ou en kayak). Au bout de vos efforts, un paradis se présente à vous, sous l’apparence d’une plage de gravillons et de sable, au pied de la face sud du rocher Saint Michel d’Eau Douce. Le terrain aride est parsemé de plantes grasses, d’aloès ou de figuiers de barbarie. Vers la mer, la vue est toujours aussi fascinante avec les îles de Riou, Jarre et Plane comme flottant sur l’eau. On aperçoit, au loin, le Cap Canaille surplombant Cassis.

Vous pourrez vous restaurer au petit bar sans prétention « Chez le Belge ». La cuisine y est très simple, mais là-bas, le plus important c’est le spectacle de la mer, la baignade, la tranquillité (même si en été l’affluence est plus importante).

En continuant le chemin vers l’est, vous trouvez les calanques des Queyrons puis de Podestat (respectivement à 1h et 1h15 de Callelongue), moins faciles d’accès pour les baigneurs, rocailleuses dans l’eau, mais belles à voir d’en haut. Au retour, vous jetterez un coup d’œil à la calanque de la Mounine, étroite et rocheuse ; mieux vaut y éviter la baignade, si la mer est agitée.

 

Sormiou

9ème arrdt

En partant de l’Escale Borély, vous prenez l’avenue de Hambourg, puis le chemin du Roy d’Espagne, pour parvenir au quartier de Sormiou. En suivant l’indication de la Calanque, vous trouvez un parking où il n’est pas très conseillé de laisser son véhicule, à cause de la délinquance qui sévit dans le parc des HLM de la Cayolle (mais depuis quelques mois, on y construit une maison de quartier qui va peut-être changer la donne ; certains promoteurs aimeraient y bâtir des immeubles de grand standing, pour que cet espace reste en harmonie avec les quartiers proches de Sormiou…)

Vous pouvez accéder à la mer en véhicule à moteur, par un long chemin goudronné (hors saison chaude, de mi-septembre à mars, sinon venez avant 8h ou après 19h30/ou hors week-end et jours fériés d’avril et mai/ si vous mangez au restaurant, vous pouvez y communiquer votre n° de plaque minéralogique et vous signaler au gardien, à votre arrivée). Il est également possible d’arriver à pied, en 1h, par les Baumettes.

Quel que soit le moyen choisi, vue d’en haut, la calanque offre un spectacle inoubliable : le fond turquoise de la baie carrée et large contraste avec l’immensité bleue. Les cabanons et le petit port en font un lieu accueillant, familial. Au loin, la corniche des îles de Riou, Plane, Jarre. A droite, le Cap Sormiou ; à gauche, la Crête de Morgiou (où se situe la Grotte Cosquer)

La plage de sable incite au repos et à la baignade. Sur l’eau, quelques bateaux nonchalants et quelques kayaks en balade. Le chemin, sur la gauche, vous emmène au petit port et au plus près des heureux cabanoniers qui ne changeraient de vie pour rien au monde. Ils ont même une petite plage à leur disposition… Quant à la grande plage, elle est surveillée en été, ce qui est un privilège dans le Parc des Calanques.

Mais l’autre merveille de Sormiou, c’est certainement la grotte du Capelan qu’il faut aller visiter avant 13 heures, pour profiter de l’éclat orangé de la roche éclairée par les rayons du soleil pénétrant par l’ouverture étroite. Vous pouvez y accéder par « le sentier noir », en bordure du Cap Sormiou, ou par la mer, avec masque et tuba ou harnachés comme les plongeurs (faille sous-marine), sinon avec cordes et crampons, par la voie équipée faisant le tour du Bec de Sormiou.

Allez confier votre désir de découvrir cette grotte exceptionnelle à l’UCPA (=union nationale des centres sportifs de plein air/ depuis 1965/ de l’initiation au perfectionnement) spécialiste de l’escalade (23 sites aménagés, dans la calanque), de la plongée, des randonnées, des sorties en kayak. Vous avez la possibilité d’y loger (40 places dans les dortoirs, au bord de l’eau).

Enfin, si vous aimez vous restaurer en vous faisant servir, il est conseillé d’avoir réservé une table au « Lunch » (au bord de l’eau/ côté droit) ou au « Château » (son nom vient sans doute de sa position dominante sur la baie/grande terrasse panoramique… extase assurée…). Vous y serez bien accueillis devant quelque monumentale bouillabaisse ou des poissons grillés…

 

Morgiou

9ème arrdt/ bus 22, au départ du Rond Point du Prado, en direction des Baumettes Terminus.

Si vous cherchez une aire pour votre camping-car, allez au Park4night, au n°120 Chemin de Morgiou (aire avec toutes les commodités et wifi/ très bien notée et sécurisée/arrêt du bus 22 à l’entrée, commerces à 900m.) ce qui permet à la fois de visiter la ville et les calanques (à une heure de marche). Par Luminy, un sentier vous y conduira.

Pour ceux qui s’y rendent en voiture, il suffit de suivre le chemin de Morgiou, jusqu’à la mer. Tenez compte des heures de passage et des périodes de l’année, comme à Sormiou, ou bien obtenez un laisser- passer, si vous réservez au restaurant « le Nautic Bar » (bouillabaisse, poissons grillés, soupe de poissons…). Beau panorama assuré sur la baie.

La calanque de Morgiou présente l’aspect d’un petit port de pêche en activité, très protégé par deux digues, garni de cabanons et d’habitations diverses. Une petite plage derrière le port. Du sémaphore de Luminy, vous aurez le privilège d’une vue plongeante sur la calanque dont le calcaire blanc vous éblouit sous le soleil et fait contraste avec le bleu marine de la mer. Le Cap Morgiou, étroit et allongé est accessible par le GR. Il cache la fameuse Grotte Cosquer, à l’ouest, dans la calanque de la Triperie.

A l’opposé, un sentier part en direction de la calanque de Sugiton. Le Cap Sugiton recèle une petite merveille : la Grotte Bleue, facile d’accès en randonnée et très accessible par la mer. A son entrée, l’ouverture n’est pas très grande, mais en nageant, vous y pénètrerez sans grande difficulté. Pour bénéficier de son meilleur éclat bleuté, il est conseillé d’y aller le matin, avant 13 h, lorsque le soleil éclaire la grotte.

 

La Grotte Cosquer

Cette grotte préhistorique porte le nom du scaphandrier professionnel cassiden qui l’a découverte : Henri Cosquer. Depuis 1985, il en connaissait l’emplacement pour y avoir visité deux salles, dans l’anse de la Triperie, à l’extrémité de la côte sud du Cap Morgiou. Mais il ne signala ses coordonnées au DRASSM (direction des recherches archéologiques sous marines) qu’en 1991, après la mort accidentelle de trois plongeurs, dans le couloir d’accès.

La grotte est attestée comme Monument Historique depuis 1992. Son entrée interdite est barrée par des blocs de béton. Les directeurs scientifiques Jean Clottes (préhistorien et plongeur confirmé) et Jean Courtin (spécialistes pariétal) ont authentifié la découverte dans une importante publication, en 1994. En 1992, un film en 3D a été réalisé : « Le secret de la Grotte Cosquer ».

Cette grotte est importante pour comprendre les débuts de l’humanité. Elle est accessible par un tunnel de 175 mètres, à 37 mètres de profondeur. Il y a 20 000ans, à une époque glaciaire, le niveau de l’eau était 120 mètres plus bas, mais à la fonte de la glace, l’eau a envahi une partie de la grotte : ainsi quatre salles restent immergées et six autres émergées. Elle n’a sans doute jamais été habitée mais on pense qu’elle servait de lieu de culte, de cérémonie ou d’endroit où l’on venait dessiner. Les signes de présence humaine sont des fragments de coquillages marins, des traces de foyers au sol, des lames de silex mais pas d’ossements.

Les spécialistes distinguent deux périodes de fréquentation de la grotte : 27 000 ans avant notre ère, des traces y ont été laissées, gravées dans la roche calcaire tendre avec les doigts repliés (d’après la conclusion des études scientifiques) et 65 pochoirs de mains (rouges ou noirs). D’autre part, du paléolithique, 19 000 ans avant notre ère, nous reviennent des peintures pariétales plus élaborées : 177 animaux ( bouquetins, cervidés, bisons, aurochs, chamois, félins, antilopes/ phoques, pingouins, méduses, cétacés) ainsi que 216 signes dont quelques uns ont une orientation sexuelle.

 

Sugiton

9ème Arrdt de Marseille/ Bus n° 21, à partir du Rond Point du Prado, direction Campus de Luminy (Faculté des Sciences /Ecole d’Architecture/Ecole supérieure d’Art et de Design…8000 étudiants). En voiture, après le Rond Point du Prado, suivre le bd Michelet ; avant la montée de la Gineste, prendre l’avenue de Luminy, jusqu’au parking.

Un chemin balisé par l’Office National des Forêts (le GR 51/ balisé rouge) vous conduit à la calanque, sans trop de difficultés, à travers la garrigue et les pins, au bout de 3,2km, en moins d’une heure. Avant d’y arriver, il ne faut surtout pas manquer le belvédère de « La Tour d’Orient », à 2,3 km de Luminy. Les barrières de protection unies à la hauteur du lieu lui donnent l’apparence d’une proue de bateau. Le regard plane entre ciel et mer, à 250 m d’altitude, au dessus de la Grande Bleue, des calanques de Sugiton et de Morgiou tout proches, des îles de Riou et de Plane, du Cap Canaille surplombant Cassis. La table d’orientation vous donnera plus de détails…

La calanque de Sugiton est dominée par le Mont Puget (565 m). Vue d’en haut, vous serez surpris par la mosaïque des couleurs des fonds marins : un patchwork turquoise, émeraude et bleu marine. L’une des plages est faite de sable, une autre présente un fond pierreux. Un îlot central, en forme allongée surnommé« Le Torpilleur » est devenu l’un de signes de reconnaissance de la baie.

Le lieu dit « des Pierres Tombées », à l’est, était renommé pour être le coin des naturistes, mais l’accès est désormais interdit (depuis 2006), à cause de gros éboulements.

Vous pouvez également visiter la calanque en bateau ou en kayak. Des navettes maritimes font le service de Marseille à Cassis et vice-versa.

 

En-Vau

9ème Arrdt.

Les navettes maritimes qui font le trajet de Marseille- Cassis peuvent vous y déposer. Mais si vous optez pour la randonnée, il faut rejoindre le col de la Gineste en voiture (D 559) (accessible au bout du bd Michelet, après l’obélisque) et de là, à 3,5km, prenez la route Gaston Rebuffat (fermée en été). Au panneau «  Maison Forestière », il ne reste plus que 5km pour parvenir à un parking. Il est aussi possible d’y accéder par les calanques de Port Miou ou de Port Pin, près de Cassis, par le Gr 98-51 balisé en rouge et blanc, jusqu’à l’embranchement du sentier d’En-Vau venant de la Gardiole.

Cette calanque se mérite ; elle est destinée aux bons marcheurs (4,5 km/ environ 50 minutes / plus long pour remonter). Au départ, une large piste contourne la Maison Forestière ; au col de la Gardiole, on commence à apercevoir la mer et le Cap Canaille surplombant Cassis, au dessus de la végétation faite de sapins, de pins et de cyprès. Plus loin le GR balisé en rouge se fait plus étroit. Il est encaissé dans un vallon ombragé, sauvage. Le belvédère avec table d’orientation vous permet de dominer la calanque, tout en bas, les îles de Riou, Plane, Jarre, la calanque de Sugiton, les Pierres Tombées, Cap Morgiou, au loin, ou les falaises de Cassis.

Délectez-vous de ce tableau surprenant d’une des plus belles calanques du Parc : une baie étroite et longue, tricolore (turquoise, émeraude, bleu marine), bordée de très hautes falaises abruptes, parfois en dents de scie, qui de près font penser à des tuyaux d’orgue. C’est sans doute pour cette raison qu’on la surnomme « La Cathédrale ».

La récompense de vos efforts est une plage de sable et galets ; l’eau y est un peu fraîche, car les hautes parois de calcaire blanc arrêtent les rayons du soleil assez tôt, l’après midi. Il est conseillé de s’y rendre le matin. Dans cette cathédrale, on trouve même le « Doigt de Dieu », dit-on. C’est ce rocher élevé et étroit qui se détache des autres pics, en s’élevant vers le ciel.

Dans le domaine sportif, la calanque est très prisée par les amateurs d’escalade. Dans ce dédale de parois verticales, ils n’ont que l’embarras du choix ; de très nombreuses voies sont équipées et classées par niveaux de difficultés. Et dans les entrailles de ce décor fantastique, les kayakistes et les plongeurs s’en donnent à cœur joie. De nombreux bateaux viennent s’ancrer là et se détendre des heures durant.

Pour les sportifs qui veulent se ressourcer dans un havre de paix, il existe, au dessus de la calanque, l’auberge de jeunesse de « la Fontasse », un ancien mas provençal géré par la ville de Cassis. Ouverte de mars à septembre, elle est accessible de 6h à 11h. Vie collective en dortoirs avec lits superposés ; mais l’auberge est entièrement écologique (panneaux solaires, eau de pluie en citernes, éolienne, tri sélectif, produits d’entretien biodégradables). Elle est bien exposée et bénéficie d’une belle vue sur la mer. /12€ la nuit/ T. 04 42 01 02 72).

Il est à noter que le refuge du Piolet, si près de la calanque, rive Est, ne peut offrir aucun hébergement digne de ce nom, car la bâtisse n’est composée que de murs et d’un toit.                                            Les feux de camp sont partout interdits, tout comme passer la nuit à la belle étoile.

 

Port Pin

9ème Arrdt

Cette calanque, facile d’accès, se trouve à la limite Est de Marseille ; quartier marseillais de Vaufrège. On y accède par la mer (bateaux navettes de Marseille, Cassis, la Ciotat, Bandol, Sanary /mer) ou par le sentier de Port Miou. À Cassis, il suffit d’emprunter l’avenue des Calanques; vous parvenez à un parking spacieux. Là, commence votre balade (environ 25 minutes), en longeant une carrière, sur la rive est de la calanque de Port Miou, longue, étroite, sinueuse, servant de port de plaisance à la commune.

Sur votre trajet vers la calanque de Port Pin, il faut aller faire un crochet par la pointe de Cacau (au bout de la presqu’île séparant Port Miou de Port Pin). Vous pourrez y voir les vestiges des trémies (déversoirs en forme d’entonnoirs dirigés vers la mer) qui servaient à déverser, dans les barges, les blocs de pierres extraits des carrières.

Sous ces trémies, 20 mètres plus bas (face au cap Canaille surplombant Cassis), sous la surface de l’eau, se trouve une grotte; entre 1968 et 1972, des fouilles y ont été réalisées. Les objets découverts y ont révélé de la présence humaine : silex taillés, ossements d’éléphants, de cerfs, de rongeurs, d’oiseaux, de chevaux. Les études scientifiques ont révélé que la grotte a 200 000 ans d’âge.

Vous devez revenir sur vos pas, pour reprendre le sentier GR 98-51, signalé en rouge et blanc. Presqu’au début de cette presqu’île de Cacau, à la limite de la calanque de Port Miou, vous aurez peut être la chance d’entendre le souffle de «  La Narine de Neptune », dite aussi «  Le Trou du souffleur », si la mer est agitée et s’engouffre au dessous avec force.

L’arrivée à la calanque de Port Pin, longue et sinueuse, est toujours très appréciée ; c’est une petite plage familiale, facile d’accès, faite de sable et de galets. Les roches qui la bordent viennent finir en pente douce au bord de l’eau offrant ainsi des espaces de repos supplémentaires pour le farniente, le pique-nique et la contemplation de ce décor coloré de turquoise et de bleu marine contrastant avec le blanc de la roche calcaire. Les pins d’Alep poussant allègrement entre les fentes ont donné leur nom à ce lieu paradisiaque, à l’abri du mistral. Cette calanque semble pouvoir réserver une place à chaque arrivant.

Ancrés en marge de la passe, les bateaux nonchalants se balancent ; les kayaks et les paddle-board en promenade ne manquent jamais au tableau. La flore et la faune des fonds marins offrent aux plongeurs d’innombrables merveilles aux couleurs fascinantes.

 

Port Miou

Pour y accéder, il faut prendre l’avenue des Calanques, à Cassis. Un grand parking est à votre disposition, au bout de la presqu’île.

C’est la seule calanque du «  Parc des Calanques » à faire partie de la commune de Cassis. Son nom signifie « port meilleur » car elle est protégée des vents d’est et du mistral et profonde comme un fjord ; la plus belle, avant qu’elle ne fût éventrée par les marteaux perforateurs, les éclateurs et les explosifs, dès l’an 1907, dans l’ancienne carrière de Solvay (fermée en 1982, quelques années après la classification du site/1975). Elle est située en bordure du chemin qui longe la profonde calanque et conduit à Port Pin. Dans la carrière, les roches étaient acheminées par bateaux jusqu’aux Salins de Giraud, pour en extraire de la soude. Depuis son origine, sont nées des polémiques, à cause des effets désastreux de l’exploitation, sur cette perle de la Méditerranée. Ses flancs en gardent une terrible cicatrice.

On sait que 6 à 7 millions de tonnes de roches calcaires ont été arrachées à cette vieille dame de 127 millions d’années, formée par « la couche urgonienne » faite de fossiles de coquilles bivalves associées aux sédiments. L’entassement des couches successives a donné la pierre de Cassis d’une extrême résistance, de couleur beige et orangée, facile à extraire.

Dans d’autres carrières de la commune, cette roche a subi de multiples transformations dans un but utilitaire: éviers (la « pile » provençale), fontaines, bordures de trottoirs, sculptures à usage funéraire… En architecture, les pierres ont permis la réalisation de grands monuments de Marseille comme le Phare de Planier, le Palais de la Bourse ou la Digue du Large…

On sait que 12 000 ans plus tôt, le niveau de la mer s’est élevé, au moment de la fonte des glaciers, ce qui a permis la formation des calanques, dans la couche urgonienne. Il n’est pas rare d’y trouver des sources d’eau douce émergeant en profondeur. La plus importante, découverte en 1964, est celle de Port Miou (elle débite 100 m3 à la seconde).

Actuellement, la calanque qui a perdu son cachet ancien, est devenue un immense port de plaisance où les bateaux serpentent dans ce fjord étroit et sinueux. Vous y trouverez des restaurants gastronomiques, des restaurants de plage ou des snacks, un club de tennis. Vous pourrez y louer des canoës.

La baignade et la pêche n’y sont plus d’actualité, mais au début de la côte est de la presqu’île, vous vous consolerez sur la belle plage du Bestouan ou aux Roches Plates dont la vue imprenable sur le Cap Canaille est un ravissement. Ce cap fut sculpté dans la « couche du Turonien » (91 millions d’années). Cette falaise est une des plus hautes surplombant   la mer. Les ocres des grés et le blanc du calcaire se parent de leurs plus belles nuances, sous les rayons du soleil couchant.

Le site cassiden submergé par l’eau de mer, pendant des siècles, offre aujourd’hui des vins prestigieux, cadeau des fonds marins…

 

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